Conclusions du Président du IV Colloque des Notariats euroméditerranéens
Conclusions du Président du
IV Colloque des Notariats euroméditerranéens
Mario MICCOLI

Grâce à la qualité indubitable (j'irais presque jusqu'à dire surprenante) des rapports, chaque délégation a pu pleinement prendre conscience des circonstances, des traditions, enfin de l'humus culturel qui sous-tend à certains choix législatifs, qui, sans ces éclaircissements, sembleraient incompréhensibles au juriste d'un autre pays, d'une autre civilisation. En ce qui concerne les rapports présentés, cela est motif de grand orgueil pour tous les membres de l'Union Internationale du Notariat, de constater que, du point de vue quantitatif et qualitatif, les apports de la rive opposée de la Méditerranée, ou si vous préférez, des notariats de plus récente adhésion à l'Union, ont été de haut niveau et très éclairants.

Constatation qui peut, si l'on considère le revers de la médaille, adresser aux notariats de grande tradition, si ce n'est une critique, en tout cas une invitation à ne pas sous-estimer ce genre de rencontres. Ce n'est pas la première fois, en effet, que nous avons l'occasion de constater le haut niveau de ces colloques des notariats euro-méditerranéens. Au contraire, il me plaît d'affirmer que cette qualité a été un élément constant dans tous les colloques qui ont précédé celui de Naples. L'intervention de Monsieur le Député Pittella et l'invitation à une collaboration au niveau communautaire qu'il a adressée au notariat en se faisant porteur de cette capacité d'analyse et de proposition  d'une société moderne complexe, témoignent du fait qu'il ne s'agit aucunement du fruit d'une autosatisfaction. A cette invitation, le Notariat répondra, bien entendu, avec son respect habituel pour les institutions nationales et internationales.

La valeur des travaux et de la publication des actes du colloque qui suivra, devrait constituer un élément de stimulation importante pour que les notaires de base puissent accéder à ce véritable trésor de la culture notariale et le découvrir grâce à l'instrument utile que constituent les Adhérents individuels.

Par ailleurs, la Méditerranée a toujours été un véhicule de rencontre, quelques fois d'affrontement, entre des civilisations très différentes. Même lorsque les tensions l'emportaient sur les échanges commerciaux pacifiques, la Méditerranée était sillonnée par des émissaires qui se consacraient à l'échange de prisonniers, à l'affranchissement d'esclaves, et était donc, malgré tout, un véhicule de signes d'entente et de pacification.

Permettez-moi, à ce propos, de faire une mention personnelle: ma ville, Livourne, a accueilli, dès le 16ème siècle, une importante communauté juive séfardie, à savoir des juifs qui, ayant été expulsés de l'Espagne (Sefarad en juif), sont parvenus en Europe, à travers le Portugal d'abord et ensuite à travers les côtes de l'Afrique du Nord, jouissant de la liberté que le Grand-duc de Toscane offrait à ceux qui s'établissaient dans la ville portuaire édifiée par Buontalenti. Eh bien, même durant le drame de la persécution de l'Inquisition, grâce à cette migration méditerranéenne, l'Europe s'est enrichie de cette prodigieuse rencontre de cultures arabe, juive et chrétienne qui a eu lieu en Andalousie. Une fois de plus, la Méditerranée a été témoin et véhicule de fusions idéales et porteuse de progrès humains extraordinaires.

Les notaires, professionnels de paix par excellence, ne doivent en aucun cas renoncer à être les interprètes non seulement de la compréhension et de la tolérance, mais également de la coopération fraternelle entre les peuples. Ils doivent, en somme, constituer un pont entre les différentes cultures, un instrument actif de l'intégration face aux flux migratoires que vivent les rives de notre mer. Rôle qui est assuré, avec grand dynamisme, par l'Union Internationale du Notariat, brillante promotrice de ces colloques.


Conclusioni del presidente del
IV collqouio dei notariati del mediterraneo
Mario MICCOLI

Grazie all'indubbia (sarei quasi per dire inattesa) qualità delle relazioni, ogni delegazione ha avuto piena contezza delle circostanze, delle tradizioni, dell'humus culturale, insomma, che sottende ad alcune scelte legislative, che, svincolate da tale illustrazione, parrebbero al giurista di altro paese, di altra civiltà, incomprensibili. In proposito alle relazioni presentate, costituisce motivo di orgoglio per ogni appartenente all'Unione Internazionale del Notariato, la constatazione che, per quantità e qualità, l'apporto  dell'opposta sponda del Mediterraneo, o se volete, dei notariati di più recente appartenenza all'Unione, è stato di grande elevazione ed assai illuminante. Constatazione, semmai, che può, volgendo la medaglia, risolversi, se non in una critica, in un'esortazione ai notariati di grande tradizione a non sottovalutare questo genere di incontri. Non è la prima volta, infatti, che vi è modo di constatare l'alto livello di questi colloqui dei notariati del Mediterraneo, anzi, non ho difficoltà nell'affermare che questa qualità ha rappresentato una costante in tutti quelli che hanno preceduto Napoli. Che la constatazione non sia mero frutto di autocompiacimento ha avuto riscontro nell'intervento dell'onorevole Pittella e nell'invito alla collaborazione a livello comunitario, rivolto al notariato facendosi portatore di questa capacità di analisi e propositiva della complessa società odierna. Invito al quale il notariato non mancherà di rispondere con il consueto rispetto per le istituzioni nazionali ed internazionali.

Il valore dei lavori e della pubblicazione che ne seguirà dovrebbe costituire stimolo importante perché il notariato di base con l'utile strumento degli Aderenti Individuali, possa avere accesso e scoprire questo vero tesoro della cultura notarile.

D'altronde il Mediterraneo ha costituito, sempre, il veicolo di incontro, talvolta di scontro, fra le più disparate civiltà. Anche quando le tensioni prevalevano sui pacifici commerci, il Mediterraneo era solcato da emissari che si dedicavano allo scambio dei prigionieri, al riscatto dei caduti in schiavitù, veicolo, quindi comunque, di cenni d'intesa e di pacificazione. Consentitemi, al riguardo, una cenno personale: la mia città, Livorno, ha ospitato, fin dal sedicesimo secolo, un'importante comunità ebrea sefardita; di quegli ebrei cioè, che espulsi, dalla Spagna (Sefarad in ebraico), attraverso il Portogallo, prima, le coste dell'Africa settentrionale dopo, raggiunsero l'Europa, approfittando delle libertà che il Granduca di Toscana offriva a coloro che si fossero stabiliti nella città portuale edificata dal Buontalenti. Ebbene, pur nella tragedia della persecuzione dell'Inquisizione, attraverso questa migrazione mediterranea, l'Europa si arricchì di quel portentoso incontro di culture arabe, ebree e cristiane che aveva avuto luogo in Andalusia. Una volta di più il Mediterraneo testimone e veicolo di fusioni ideali foriere di straordinari progressi umani.

Il notaio, professionista di pace per eccellenza, non deve mai rinunziare a farsi interprete non soltanto della comprensione e della tolleranza, ma anche della cooperazione fraterna fra i popoli, deve, insomma, farsi pontiere fra le diverse culture, farsi strumento attivo di integrazione di fronte ai flussi migratori che stanno interessando le sponde del nostro mare. Ruolo che con grande dinamismo è disimpegnato dall'Unione Internazionale del Notariato, brillante promotrice di questi colloqui.

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